vendredi 16 avril 2010

Charest et le retour à l'époque pré-révolution-tranquille


Jean Charest laissera sa marque dans l'histoire du Québec comme étant le Louis-Alexandre Taschereau des temps modernes, ayant contribué à institutionnaliser la corruption et la collusion à la grandeur de l'État!

Voici ce qui arriva lors de la fin du régime Taschereau, vous constaterez de troublantes ressemblances : (Source Wikipedia)

«3 mai 1936: début des audiences du Comité des comptes publics chargé de vérifier les comptes de l'État. Au cours du mois suivant, Duplessis met à jour une série de scandales qui paralysent le gouvernement. L'ancien ministre Irénée Vautrin a subtilisé des fonds à son ministère pour des dépenses personnelles. Le haut fonctionnaire Charles Lanctôt a reçu du gouvernement $140,000 de frais de voyages depuis 1928. Antoine Taschereau, frère du premier ministre, a déposé $75,000 du trésor provincial à la Banque Canadienne Nationale de Saint-Pacôme pour encourager son fils qui y est gérant. Il a gardé $10,000 d'intérêt sur les fonds publics.

11 juin 1936: Louis-Alexandre Taschereau démissionne. Adélard Godbout lui succède et déclenche des élections.»

Ainsi, comme les libéraux de l'époque, le gouvernement Charest est paralysé par un flot incessant d'allégations de corruption et de collusion. Ce gouvernement s'est déconnecté de la réalité et des préoccupations des Québécois. Il semble que le lien de confiance soit définitivement rompu entre Charest et la population. Puisque M. Charest aime le secteur privé, il ne doit pas ignorer qu'en affaires, lorsque le PDG a perdu la confiance de ses actionnaires, il doit quitter.

Mais quel héritage laissera-t-il? L'image d'une administration publique qui a glissée dans l'époque pré-révolution-tranquille où les amis du gouvernement aidait le parti au pouvoir, en échange de quoi ces amis recevaient une aide à même les fonds publics. Merci M. Charest pour ce recul historique!

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