Le premier-ministre du Québec Jean Charest est en voyage en Russie. S'éloigner du Québec est sûrement pour lui un moyen de fuir ses ennuis au sujet de la corruption et la collusion qui semble avoir cours au sein de son gouvernement. Il est normal que le gouvernement cherche à développer des relations commerciales avec d'autres pays. Mais la symbolique est forte, M. Charest pour faire oublier la corruption s'en va brasser des affaires au pays de la corruption institutionnalisée.
Selon l’ONG Transparency International, qui élabore un indice de mesure de corruption dans le secteur public, la Russie occupait en 2008 le 147e rang sur 180 pays étudiés. Michel David du Devoir rapporte que la Fondation InDem de Moscou estime que les Russes paient l’équivalent de 318 milliards $US par année en pots-de-vin. Pas moins de 80 % des entreprises installées en Russie doivent verser en moyenne 130 000 $US.
Pendant qu'il est là, M. Charest pourrait régler le problème de pénurie de médecin puisqu'il semble que pour 3,500$, on puisse s'acheter un diplôme de médecin. C'est pas mal moins cher que de former un jeune dans nos Universités!
Vous aurez compris que je fais de l'ironie, mais un député élu sous la bannière du PLQ (Jean D'Amour) trouve normal de servir d'entremetteur pour transférer des enveloppes brunes de 500$ à un candidat de la mairie de Rivière-du-Loup. Toujours ce même député banalise le fait que sa secrétaire ait ajouté «ing» à son nom, laissant sous-entendre qu'il était ingénieur alors qu'il n'en était rien.
Toujours est-il qu'il faudrait corrompre des fonctionnaires pour brasser des affaires en Russie et que Charest aide des entreprises québécoises à obtenir des contrats me fait poser cette question: a-t-il fallu amener dans les bagages des enveloppes brunes?
En Russie, la bureaucratie est lourde et la corruption y est courante. Les amitiés entre leaders sont souvent déterminantes. M. Charest a tenu à rencontrer le fondateur du premier McDonald's de Moscou, M. George Cohon. Il a déclaré à son sujet: «Ce que j'ai appris aussi de M. Cohon, c'est qu'il faut persister dans les relations (en Russie), avec une volonté d'y aller à long terme et d'être constant dans les relations». M. Cohon connait tous les rouages de la Russie et sait comment ouvrir les portes.
M. Charest a par ailleurs rencontré le maire de Moscou, M. Iouri Loujkov. Il est marié à Mme Elena Batourina, la femme la plus riche de Russie. Elle est propriétaire d'Inteco, une entreprise de construction et d'immobilier qui détient des centaines d'édifices à Moscou et ailleurs en Russie et dans le monde. Tiens tiens, toute une expertise pour le Québec. Le maire Loujkov a tenu à préciser à Jean Charest qu'aucune entreprise étrangère n'avait perdu de l'argent à Moscou. Il faut croire que ce maire a des intérêts à s'assurer que ces entreprises soient profitables.
Jean Charest reviendra de Moscou avec un bon bagage de connaissances. Il y aura rencontré des gens d'influence en politique et en affaires. Sachant que la corruption règne dans ces deux sphères, il y a lieu de se demander si M. Charest n'aura pas rencontrer des experts en corruption et en collusion?
vendredi 11 décembre 2009
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Pour ceux qui croient en la démocratie et à l'égalité et s'opposent à la corruption au Québec votre support serait très apprécié au site suivant
RépondreSupprimerhttp://www.nonalacorruption.com
Nous sommes rendu à un moment de l'histoire du Québec ou la justice et l'équitabilité doivent reprendre leur place face à la corruption sans précédent que subit toutes les régions du Québec en ce moment. Dans bien des pays la corruption est synonyme de régimes autoritaires.Plus le gouvernement tarde, plus l'insistance augmente. Bris de confiance envers le système. Écoutez ceci
N'OUBLIEZ PAS DE SIGNER LA PÉTITION SUR LE SITE DE l'Assemblée nationale
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=87